samedi 17 octobre 2009

Père (spirituel) il en la demeure

Tour à la hauteur économique, en haut de l'échelle sociale
Le carnaval médiatique, emporte toute conscience morale.
Après le père vient le fils, et le royaume au pied se prosterne;
Eloge de la naissance, du gène et républicains en berne.
Appelé à être celui d'où l'on vient, commettre les mêmes erreurs
Ou tendre à être le reflet du miroir pour le bien de la société : leurre!
A l'heure où l'économie rit et pleure, se mouche et compatit à notre douleur,
Le fils du roi prépare la succession du trône et n'a qu'un but : notre bonheur.

Les âmes égarées dans la stratosphère hèlent dans le silence de l'univers.
Les hommes fourmillent entre deux eaux, révant d'un pâturage plus vert.

A l'abri, sous la cloche, sans saveur ni odeur, ils attendent un guide...
Sans voir que le Destin se trouve entre leurs mains aussi bien que l'égide.

Pareil au froid matin qui pénètre sous la peau, la sécurité du troupeau
Demeure l'horizon du bien-être, le tremblement sans fin d'une âme sans repos.

dimanche 6 septembre 2009

Muse au cri perçant suspend ton vol

Ames lointaines et égarées, fortes pluies sentinelles
Où les doux parfums chéris s'entremêlent par ribambelles.
Images fortes du rouge écarlate, puissants leviers de dentelle,
Epuisées par le délavement du cerveau embrumé d'hydromel.

Parti au fond du gouffre retrouver les âmes en peine,
Le héros erre hagard dans le noir, le regard sans haine.
Appelé par les ombres de la nuit, il oublie ses chaines,
Pénètre en lui-même pour trouver une force surhumaine.

Accablements glissants sans fins de la pluie tombante,
Eau ruisselante et battante d'une tempe chancelante,
Le cri de la fée terrible, horripilant, le hante.

Caractère trempé, tel l'acier, l'homme d'osier n'ose parler.
A partir du vent, les enfants jouent dans le firmament étoilé.
La nuit est là, pour toujours et tout se perd auprès du cheval ailé.

dimanche 10 mai 2009

Halte Aux Dérives Outrageuses Pour Internet

Hélas ! quel acharnement à contrôler les usages de la culture, faire d'une écoute un achat à tout prix,
Au mépris même des libertés; frappés au coin du sens, l'échange échappe au tarif, insupportable
Dérive, argent qui échappe, qui fuit, là où la culture est libre, peut-être encore un peu
Ou bien plus pour très longtemps, les flux contrôlés, logiciel espion pour te surveiller, pour te
Protéger de toi-même et te sécuriser de toi-même, inconscient! Achète ou crève sans réseau, l'
Industrie en a besoin; voleur, génocidaire, toi qui partage ce que tu aimes, n'écoute plus ceux qui te méprises, va ailleurs là où la musique est libre et n'a pas peur des auditeurs et d'Internet!

Plus d'argent contre du mépris, ça suffit! plus de rente à ceux d'un autre temps, d'un autre siècle,
Contrôle des usages, surveillance des réseaux et des échanges pour sauvegarder tout sauf la culture! Plus de choix, sinon résister, écouter, écouter, la musique qui aime la liberté!

vendredi 1 mai 2009

Parasite froid en partage

Pareilles aux âmes de la nuit, frottant leur luminescence éclatante,
L'appareil utopique s'enflamme dans les antres froides et lubriques.
Carapaces d'acier, aux champs d'été, papier mâché et briques
Éclatées, rompent le silence, et virevoltent immobiles, en attente.

Puits sans fond s'effarant devant l'abîme d'un espoir noir,
Cachot glauque et humide d'un chien à l'apparence monstrueuse.
Aberration, abomination, quelle troublante machination vertueuse!
Errance désespérante d'une fable sans moralité à boire.

Embelli par le sable et le sang collant à la peau du serpent,
Rampant sur le verre larmoyant des promesses non tenues,
La belle améthyste s'offre à nous comme un doux miroir nu

Aux allouettes pour sûr! Fraccasé sur l'espoir pendant.
Crions tous pour nos frères qui sont las de se battre pour nous!
Extase délicieuse du cri jeté à la face d'un monde en remous...

samedi 18 avril 2009

Extase fragile des ampoules sous-marines

Lumière fade des jours aquatiques ; campés au dehors
Frappés du sceau de l'incompréhension, les clignotements
Errent sans trouver la surface réflexive, et retors
Dans les eaux fumantes et glauques de l'embrasement.

Enjambement pénétrant de la chair lasse et pauvre,
Mise au point de la ligne fuyante et sombre qui pulse,
La lisière du bois s'offre à la moisson, et qui s'expulse.
Attendrie aux coups violents de la terre, quelle opprobre!

Partie seule sans loi, quelque part au-dessous des algues.
Tourbillons sanglants et aspirants des outres qui alpaguent,
Bulles qui remontent, et rampantes, s'enfoncent aspirées!

Par ici, il fait sombre et froid et pourtant, le sourire est là.
Par là, il n'y a point de salut et pourtant, la douceur est là.
Rage inutile des âmes errantes, évanescentes et exaspérées.

dimanche 29 mars 2009

Apesanteur lasse de la stratosphère oubliée

Apparente orgie métallique des senteurs opprimées
Furète inlassablement, pavanant près de banquets abondants,
Sur l'échelle ravagée d'un mal à l'aspect estimé;
Perte du chaos, refonte ou refondation, tout cela est confondant!
J'attrape au vol des apparences douteuses,
j'y insère mes flux discontinus partagés entre néant et infini;
Pourtant apprendre le temps, expérience flatteuse,
Remettre au coeur des gens, gravé à l'eau-vive, le pouvoir du fini!
Accaparé aussi bien devant que derrière,
j'adhère à moi-même tant bien que mal,
j'enfile les vers sans penser à mal,
Affronter le torrent qui coule de la rivière.

Finir ici, ce qui n'est pas encore à commencer,
Périples des mots que je n'ai pas envie de lisser.

Jeter là, sur la face lisse de l'écran,
Absorbant les chocs d'une fenêtre pour l'instant fermée;
Les créatures autistes enfermés en haut rang,
s'évertuent à nier, depuis leur trône immérité mais...

A trop crier pour couvrir la rumeur sifflante,
l'être se dissout en une meute rampante.

jeudi 12 février 2009

Marathon amer du gouffre obscur

Plaqué à l'ombre molle du ciel étoilé
Le regard enfoncé scrutant l'éternité dépareillée;
Plaisir las, hélas, fusionne en trouble cosmique,
J'appréhende les anicroches du parc mirifique.

Babiole faible du scaphandre sans nom,
Utile parole des affres scandées par renom;
Myriade de scintillement offerte au néant,
Extatique douleur jetée au cœur de l'océan.

Admirable constellation qui s'ouvre au vide,
Accueille en ton sein les anges les plus livides...
Ils étoilent de leurs sangs les célestes pâturages;

Ancrage froid et marbré d'un visage sans âge,
Obscurité lovée d'un escarpe au bord taillé -
Capitulation ultime d'une sève entaillée...