lundi 5 mars 2007

La Mort

Je constate, impuissant, les évènements.

Les gens, autour de moi, périssent lentement

Mais, quand même, je les entends.

Ils me disent que je suis le prochain,

Que, bientôt, je les rejoins.

La nuit, je vois des choses effrayantes,

Des choses, toute la nuit durante,

Et qui, même le jour me hante

Jusqu’à la nuit suivante.

Je perçois, quelquefois, des visions d’horreurs

Et j’entends les palpitations de mon cœur.

Je sens venir mon heure,

Et commence à subir la douleur.

Les ténèbres sont autour de moi :

Je suis seul et abandonné dans les bois ;

La brume s’enroule autour de mes bras.

Elle me tire, m’attire vers là-bas.

Je ne sais pas ce qui se cache au-delà.

Est-ce un paisible paysage ou un désert sans âge ?

C’est la Terre du Repos éternel,

Elle est pour moi demeure nouvelle.

Quel calme ! Quelle paix !

Pourquoi étais-je si terrifié ?

Alors que c’est l’endroit dont j’ai toujours rêvé.

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